Près de Nantes, à Notre Dame des Landes, un projet d'aéroport gigantesque menace 2000 ha de terres agricoles bocagères d'une biodiversité exceptionnelle, alors qu'il n'y a aucun problème de saturation ni de sécurité à l'aéroport actuel de Nantes-Atlantique. Paradoxalement, le besoin de cette nouvelle construction n'est en rien avéré et aucune optimisation de la plateforme existante n'a été étudiée. De plus en plus de voix s'élèvent contre ce scandale écologique et économique.
Plus de cent personnalités, une coordination forte de plus de 40 associations, collectifs et mouvements politiques, représentant plusieurs dizaines de milliers de personnes, appellent à 3 jours de rassemblement sur le site menacé, les 8, 9 et 10 juillet 2011, autour des thèmes Climat/Énergies, Terres agricoles/Souveraineté alimentaire et Justice sociale.
Gael et Coline interviendront dimanche à 14 heures pour partager leur expérience sur les difficultés d'accès au foncier agricole.
Toutes les info sur les 3 jours de résistance ici :
http://ete-2011-resistance-ndl.blogspot.com/
jeudi 7 juillet 2011
mardi 28 juin 2011
Dans l'attente, nous continuons de recevoir des mots touchants...
Merci,
Nous avons eu le bonheur de participer, à Ty Losquet, le 10 juin dernier, à un rassemblement très convivial en appui au projet d’installation de Coline et Gaël dans cette ferme.
Un marché et une Fest-Noz ont réuni près de 200 personnes, convergence de nombreux responsables et membres d’associations professionnelles et syndicales, voisins agriculteurs, amis et familles des porteurs du projet. Une chaleureuse communauté avec beaucoup de jeunes.
Nous sommes venus de la région de Lyon, où nous habitons. Nous sommes les grands-parents de Léonie, la fille de Coline et Benjamin. Nous sommes souvent dans le petit village de Corrençon-en Vercors, près de Grenoble, très proches de la chèvrerie des Cabrioles, créée il y a quelques années par 2 jeunes de l’âge de Coline et Gaël. Cette chèvrerie est, aujourd’hui, un des atouts de la vie du village et une réussite économique.
« Nous empruntons la terre à nos enfants ». Faisons en sorte que nos enfants puissent travailler cette terre.
Merci de tout faire pour que le projet de Coline et Gaël se concrétise. Concret veut dire « croître ensemble ». Merci pour ce vivre-ensemble partagé ce vendredi 10 juin, après celui du 14 mai et toutes les actions d’appui depuis quatre mois.
Merci et à très bientôt.
Anne-Marie et Georges
dimanche 12 juin 2011
Plus de 2300 signatures de soutien remises au directeur de la DRAAF
Mercredi 8 juin, Louis Biannic, directeur régional de l'agriculture, l'alimentation et des forêts (DRAAF) s'est rendu sur la ferme de Ty Losquet pour y rencontrer les candidats à la reprise. Ce déplacement a finalement été très utile car cela a permis de mettre en évidence certains faits :
Cette rencontre était aussi l'occasion de défendre la viabilité du projet de Coline et Gael et de réaffirmer leur détermination à se battre jusqu'au bout y compris saisir le tribunal administratif car la SAFER a failli à plusieurs stades à son obligation d'impartialité (désinformation de Philippe Prigent, vice-président de la SAFER, ce dernier affirmant en comité technique que Gael et Coline avaient trouvé une ferme à Trédrez-Loquémeau et écartant d'emblée leur projet, diffamation de Joseph Gautier, président de la SAFER, sur la viabilité du projet de Coline et Gael alors même qu'elles ont eu un avis favorable de la banque, etc.)
Surtout, plus de 2300 signatures de soutien ont été remises au directeur de la DRAAF, pour lui rappeler la demande sociétale pour de tels projets, pour une agriculture relocalisée et plus respectueuse de l'environnement et des humains.
À partir du moment où elle reçoit les documents de la SAFER, la DRAAF dispose d'un mois pour trancher.
- aucune parcelle de la ferme de Ty Losquet n'est contigüe aux parcelles qu'exploitent les Nogré. Les 12 hectares de SAU de Ty Losquet ne feront qu'accentuer le morcellement parcellaire de l'exploitation de ces derniers
- c'est peu crédible de prétendre à un système herbager en élevage bovin conventionnel sur une surface aussi petite
- Ty Losquet est en surplomb d’un cours d’eau, une production biologique limitera de façon certaine l’impact d’une activité agricole sur la qualité de l’eau
- Ty Losquet est une ferme en l'état. Ce ne sont pas seulement des terres à ajouter à une autre ferme, mais des bâtiments agricoles et maisons d'habitation pour les exploitants. Au final, attribuer Ty Losquet aux Nogré ferait disparaître une ferme
Cette rencontre était aussi l'occasion de défendre la viabilité du projet de Coline et Gael et de réaffirmer leur détermination à se battre jusqu'au bout y compris saisir le tribunal administratif car la SAFER a failli à plusieurs stades à son obligation d'impartialité (désinformation de Philippe Prigent, vice-président de la SAFER, ce dernier affirmant en comité technique que Gael et Coline avaient trouvé une ferme à Trédrez-Loquémeau et écartant d'emblée leur projet, diffamation de Joseph Gautier, président de la SAFER, sur la viabilité du projet de Coline et Gael alors même qu'elles ont eu un avis favorable de la banque, etc.)
Surtout, plus de 2300 signatures de soutien ont été remises au directeur de la DRAAF, pour lui rappeler la demande sociétale pour de tels projets, pour une agriculture relocalisée et plus respectueuse de l'environnement et des humains.
À partir du moment où elle reçoit les documents de la SAFER, la DRAAF dispose d'un mois pour trancher.
samedi 11 juin 2011
Les paniers et fest-noz de la solidarité
Mersi bras aux producteurs locaux, musiciens et sympathisants pour avoir répondu à l'invitation au marché à la ferme et au fest-noz. Pour l'occasion, l'association Blaz ar Vro qui rassemble des producteurs agricoles locaux et des consommateurs désireux de donner du sens à leurs achats, avait convié ses adhérents à déplacer pour la distribution des paniers sur le site de Ty Losquet. Cet élan de solidarité a été suivi par de nombreux autres producteurs locaux malgré la pluie.
Le marché a été suivi par un fest-noz animé par plusieurs sonneurs (Bodros - Le Dissez, Menneteau - Ar Rouz, Urvoy - Malrieu). Cette mobilisation du monde agricole et culturel, qui rappelle le pique-nique citoyen du 14 mai dernier qui avait rassemblé près d'un demi-millier de sympathisants, montre l'ancrage de Coline et Gael dans ce pays guingampais.
Article publié dans Le Télégramme, le 11 juin 2011 :
Le Télégramme
Article publié dans Ouest France, page Agriculture, le 12 juin 2011 :
Ouest France
Le marché a été suivi par un fest-noz animé par plusieurs sonneurs (Bodros - Le Dissez, Menneteau - Ar Rouz, Urvoy - Malrieu). Cette mobilisation du monde agricole et culturel, qui rappelle le pique-nique citoyen du 14 mai dernier qui avait rassemblé près d'un demi-millier de sympathisants, montre l'ancrage de Coline et Gael dans ce pays guingampais.
Article publié dans Le Télégramme, le 11 juin 2011 :
Le Télégramme
Article publié dans Ouest France, page Agriculture, le 12 juin 2011 :
Ouest France
jeudi 2 juin 2011
Fest-noz et marché de producteurs le vendredi 10 juin à Ty Losquet
17h-20h : _ Marché de producteurs
Producteurs de l'association Blaz ar vro :
- Dominique et Karine Boutouiller (légumes, cochon)
- Roger Dagorn (produits au lait de vache)
- Cécile Thomas (pain)
- Gildas Le Bars (crêpes, galettes et œufs)
- Didier Ducauroy (miel)
- Paul et Pascale Salliou (gelée de pomme)
- Yann Closel (fromage, beurre, crème de Bretonne Pie noire)
- Arnaud Dietrich (vin naturel)
- Stéphane Cataldi (torréfacteur de grande qualité)
- Valéry Cesbron (volailles)

- Vincent Le Fèvre (cochon)
- Les Jardins Mod Kozh (Légumes d'antan)
- Les jardins à la framboise (petits fruits et confitures)
- Yven et Claire Chambard (Fromage de chèvre, pain d'épices, légumes)
- et bien d'autres à confirmer !!!
Avec les sonneurs et chanteurs :
- Bodros - Le Dissez
- Menneteau - Ar Rouz
- Urvoy - Malrieu
- Barbedette - Auffret
- D'jo et D'jean
- Batouka Breizh
- Lotout - Bastard
- Kerloa (clarinette, guitare, accordéon, chant)
- Georgelin - Barbier
- et d'autres invités-surprise !!!
mercredi 1 juin 2011
Coline et Gael, une installation viable et attendue
Vendredi 27 mai, la municipalité de Guingamp a symboliquement attribué à Coline et Gael, un emplacement sur le marché de Guingamp. Ce fut l'occasion de faire signer la pétition qui demande à M. Louis Biannic, Directeur Régional de l’Alimentation, l’Agriculture et la Forêt de Bretagne (DRAAF), de leur attribuer la petite ferme de Ty Losquet. Cette pétition connait un réel succès (plus de 2000 signatures à ce jour). Ce succès traduit la demande des citoyens pour plus de projets agricoles respectueux de la terre et des humains. Beaucoup d'encouragements de consommateurs et surtout de la solidarité des producteurs présents sur le marché où Coline et Gael comptent commercialiser leurs fromages et yaourts dès le printemps prochain. Elles se sont vraiment senties attendues.
13 heures, direction le site de Ty Losquet sur la route de Callac pour une conférence de presse (Télégramme, Ouest France et Paysan Breton), durant laquelle elles sont revenues sur la viabilité de leur projet et leur détermination à aller jusqu'au bout dans leur combat. Pour rappel, dans l'édition de Ouest France du 20 mai, Joseph Gautier, président de la SAFER avait essayé de discréditer la viabilité économique du projet, malgré l'avis favorable de la banque. Ensuite, lors de l'assemblée générale de la SAFER le même jour, la FDSEA et la SAFER ont avancé des chiffres ridicules sur les marges brutes par brebis (160/180€ en bio), démontrant ainsi leur incompétence à évaluer ce genre de projets non-conventionnels. La marge brute par brebis est plutôt de l'ordre de 400€ en transformation et circuits courts. La valorisation qui fait la force de ces projets est malheureusement souvent occultée dans l'évaluation.
Coline et Gael ont eu d'ailleurs l'occasion de démontrer la viabilité de leur projet à la commission CDOA-Structures du 24 mars à la DDTM des Côtes d'Armor. Leur demande d'autorisation d'exploiter a été acceptée à l'unanimité par cette commission.
Ce camouflé à tous ceux qui s'opposent à l'installation de Coline et Gael, ne divertit en rien leur détermination et la confiance qu'elles entretiennent en l'avis qui sera rendu par le commissaire du gouvernement avant le 15 juin. Elles posent ci-dessous devant un immense panneau planté sur la route de Callac annonçant la production prochaine de tommes de brebis et yaourts sur la petite ferme de Ty Losquet.
Article publié dans Ouest France, page Agriculture, le 28 mai 2011 :
Ouest France
Article publié dans Le Télégramme, le 28 mai 2011 :
Le Télégramme
13 heures, direction le site de Ty Losquet sur la route de Callac pour une conférence de presse (Télégramme, Ouest France et Paysan Breton), durant laquelle elles sont revenues sur la viabilité de leur projet et leur détermination à aller jusqu'au bout dans leur combat. Pour rappel, dans l'édition de Ouest France du 20 mai, Joseph Gautier, président de la SAFER avait essayé de discréditer la viabilité économique du projet, malgré l'avis favorable de la banque. Ensuite, lors de l'assemblée générale de la SAFER le même jour, la FDSEA et la SAFER ont avancé des chiffres ridicules sur les marges brutes par brebis (160/180€ en bio), démontrant ainsi leur incompétence à évaluer ce genre de projets non-conventionnels. La marge brute par brebis est plutôt de l'ordre de 400€ en transformation et circuits courts. La valorisation qui fait la force de ces projets est malheureusement souvent occultée dans l'évaluation.
Coline et Gael ont eu d'ailleurs l'occasion de démontrer la viabilité de leur projet à la commission CDOA-Structures du 24 mars à la DDTM des Côtes d'Armor. Leur demande d'autorisation d'exploiter a été acceptée à l'unanimité par cette commission.
Ce camouflé à tous ceux qui s'opposent à l'installation de Coline et Gael, ne divertit en rien leur détermination et la confiance qu'elles entretiennent en l'avis qui sera rendu par le commissaire du gouvernement avant le 15 juin. Elles posent ci-dessous devant un immense panneau planté sur la route de Callac annonçant la production prochaine de tommes de brebis et yaourts sur la petite ferme de Ty Losquet.
Article publié dans Ouest France, page Agriculture, le 28 mai 2011 :
Ouest France
Article publié dans Le Télégramme, le 28 mai 2011 :
Le Télégramme
jeudi 26 mai 2011
Trois installations valent mieux qu’une
Le 3 mai dernier, le Conseil d’administration de la SAFER de Bretagne, a d’une courte voix (9 contre 8), rendu un avis en faveur de l'attribution de la ferme de Ty Losquet sur la commune de Grâces (22) à Laëtitia Nogré. Cette décision conduit à la création d’un seul emploi, là où il était possible d’en créer trois. En effet, les parents de Laëtitia Nogré, qui ne sont plus très loin de l'âge de la retraite, sont installés à quelques kilomètres de là et exploitent déjà 94 ha avec 331 435 litres de quota laitier et un poulailler de 1200 m2 de dindes de chair. La Communauté de communes de Guingamp vient par ailleurs de leur attribuer 14 ha de terres en location, ce qui porte la surface de l’exploitation à près de 110 ha sous réserve de l'installation de Laëtitia Nogré en GAEC avec ses parents.
La structure foncière des Nogré est suffisante, avec plus de 100 ha, pour permettre une production de lait supplémentaire sans y adjoindre plus de foncier. Le Projet Agriculture Durable Départemental (PADD) des Côtes d’Armor prévoit la possibilité d’attribution de 160 000 litres de quota laitier si le jeune installé apporte moins de 5 ha de terres à la nouvelle structure. Au-delà de cette surface, cette attribution tombe à 80 000 litres. La délibération de décembre 2010 de la Communauté de communes de Guingamp attribuant 14 ha de terres à Laëtitia Nogré ayant été portée à connaissance des membres de la CDOA lait le 10 mai dernier, celle-ci vient de décider d’attribuer par dérogation 160 000 litres de lait à Laëtitia Nogré si elle renonce aux terres de Ty Losquet et 80 000 litres si elle n’y renonce pas.
Les organisations paysannes qui nous soutiennent, unanimes, considèrent que cette exploitation agricole est suffisamment développée pour qu’elle soit en mesure d’attendre désormais une éventuelle autre opportunité pour résoudre ses problèmes de réaménagement foncier, que personne ne songe à nier, tout en permettant l’installation progressive de cette jeune femme. L’objet de l’attribution est l’installation et non pas le regroupement des terres. Nous notons que le candidat à l’achat des terres est le père, la fille étant candidate à l’achat des bâtiments, ce qui nous laisse perplexe.
Face au projet d'installation-agrandissement des Nogré, nous sommes deux jeunes femmes avec conjoints et enfants, donc deux familles qui s'installeraient volontiers sur la commune de Grâces. Notre projet d'élevage de brebis laitières en agriculture biologique, avec transformation à la ferme et vente directe, nous l'avons longuement mûri et travaillé avec nos formateurs et nos différents maîtres de stage. Ce projet est parfaitement viable économiquement. Nous avons par ailleurs un avis favorable de financement. Pour nous, qui avons visité de nombreuses fermes depuis près de 2 ans, Ty Losquet avec les 12 ha de terres groupées est idéal, à proximité de Guingamp avec des bâtiments facilement aménageables pour abriter le troupeau, mais aussi pour y aménager nos habitations. Nous ne sommes pas filles d’agriculteurs, aussi, pour nous, mettre la main sur les premiers hectares est une véritable épreuve. Les candidatures hors cadre familial, en production bio et vente en circuit court, sont en plein dans les débats qui animent la profession agricole et la société.
Quel message recevraient les candidats hors cadre familial, appelés à la rescousse pour renforcer les installations, si une fois encore la plupart d’entre eux se voient refuser l’accès au foncier ?
Quel message la société recevra-t-elle si une installation-agrandissement en production intensive se voit préférée à une installation en agriculture biologique au moment de la mise en musique des objectifs du Grenelle de l’environnement et en plein débat sur les algues vertes ?
Il est urgent pour l’avenir et l’image de la profession agricole que les jeunes candidats à l’installation soient véritablement accueillis et non pas comme trop souvent considérés et traités comme des gêneurs venant contrarier les plans d’agrandissement de certains agriculteurs en place. Les stratégies de restructuration individuelles d’exploitations déjà développées ne doivent pas primer sur l’installation en agriculture.
L’urgence est à la création d’emplois dans le secteur de la production. De quel crédit la profession, qui se plaint de manquer de main d’œuvre, pourra-t-elle se prévaloir demain si elle refuse d’intégrer ceux qui veulent y travailler ?
La structure foncière des Nogré est suffisante, avec plus de 100 ha, pour permettre une production de lait supplémentaire sans y adjoindre plus de foncier. Le Projet Agriculture Durable Départemental (PADD) des Côtes d’Armor prévoit la possibilité d’attribution de 160 000 litres de quota laitier si le jeune installé apporte moins de 5 ha de terres à la nouvelle structure. Au-delà de cette surface, cette attribution tombe à 80 000 litres. La délibération de décembre 2010 de la Communauté de communes de Guingamp attribuant 14 ha de terres à Laëtitia Nogré ayant été portée à connaissance des membres de la CDOA lait le 10 mai dernier, celle-ci vient de décider d’attribuer par dérogation 160 000 litres de lait à Laëtitia Nogré si elle renonce aux terres de Ty Losquet et 80 000 litres si elle n’y renonce pas.
Les organisations paysannes qui nous soutiennent, unanimes, considèrent que cette exploitation agricole est suffisamment développée pour qu’elle soit en mesure d’attendre désormais une éventuelle autre opportunité pour résoudre ses problèmes de réaménagement foncier, que personne ne songe à nier, tout en permettant l’installation progressive de cette jeune femme. L’objet de l’attribution est l’installation et non pas le regroupement des terres. Nous notons que le candidat à l’achat des terres est le père, la fille étant candidate à l’achat des bâtiments, ce qui nous laisse perplexe.
Face au projet d'installation-agrandissement des Nogré, nous sommes deux jeunes femmes avec conjoints et enfants, donc deux familles qui s'installeraient volontiers sur la commune de Grâces. Notre projet d'élevage de brebis laitières en agriculture biologique, avec transformation à la ferme et vente directe, nous l'avons longuement mûri et travaillé avec nos formateurs et nos différents maîtres de stage. Ce projet est parfaitement viable économiquement. Nous avons par ailleurs un avis favorable de financement. Pour nous, qui avons visité de nombreuses fermes depuis près de 2 ans, Ty Losquet avec les 12 ha de terres groupées est idéal, à proximité de Guingamp avec des bâtiments facilement aménageables pour abriter le troupeau, mais aussi pour y aménager nos habitations. Nous ne sommes pas filles d’agriculteurs, aussi, pour nous, mettre la main sur les premiers hectares est une véritable épreuve. Les candidatures hors cadre familial, en production bio et vente en circuit court, sont en plein dans les débats qui animent la profession agricole et la société.
Quel message recevraient les candidats hors cadre familial, appelés à la rescousse pour renforcer les installations, si une fois encore la plupart d’entre eux se voient refuser l’accès au foncier ?
Quel message la société recevra-t-elle si une installation-agrandissement en production intensive se voit préférée à une installation en agriculture biologique au moment de la mise en musique des objectifs du Grenelle de l’environnement et en plein débat sur les algues vertes ?
Il est urgent pour l’avenir et l’image de la profession agricole que les jeunes candidats à l’installation soient véritablement accueillis et non pas comme trop souvent considérés et traités comme des gêneurs venant contrarier les plans d’agrandissement de certains agriculteurs en place. Les stratégies de restructuration individuelles d’exploitations déjà développées ne doivent pas primer sur l’installation en agriculture.
L’urgence est à la création d’emplois dans le secteur de la production. De quel crédit la profession, qui se plaint de manquer de main d’œuvre, pourra-t-elle se prévaloir demain si elle refuse d’intégrer ceux qui veulent y travailler ?
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